L’Édito de septembre

Deux mois se sont écoulés depuis notre dernière newsletter.
Deux mois seulement et une foule d’événements qui nous ont appris que nous nous trompons lourdement si nous pensons que notre mode de vie nous est définitivement acquis et que nous pouvons parcourir les chemins de la vie sans nous tracasser de rien ni de personne.

Il suffit de quelques instants pour comprendre que la vie peut basculer et vous jeter plus bas que terre dans la peur du lendemain, l’incertitude et la mort… que ce soit à Haïti, en Afghanistan, en Chine, en Méditerranée ou… en Wallonie.

Il n’y a pas de catastrophes plus ou moins graves selon qu’elles se déroulent près ou loin de chez nous.

Ce sont chaque fois des enfants, des femmes et des hommes jetés sur les routes, anéantis, les mains vides, les yeux effrayés, la peur au ventre et qui  ne demandent qu’une chose : ne pas être ignorés, ne jamais devenir « personne ».

C’est toujours un appel à tous ceux qui ont un peu plus de chance de se montrer à la hauteur de l’humanité que nous partageons tous.

Il n’y a pas « eux » et « nous » ; il n’y a aucune cause plus prioritaire que l’autre. Il y a juste des soeurs et des frères en humanité dont la détresse ne peut laisser sourds et aveugles sur les dysfonctionnements de notre monde qui permet « ça » !

Il y a des « oui » à offrir et des « non » à marteler.

Et me revient à la mémoire ce texte de Dom Helder Camara dont je vous livre un extrait :

« (…) Je ne croirai pas que je n’ai pas à m’occuper de ce qui se passe loin d’ici. Je veux croire que le monde entier est ma maison, et que tous moissonnent ce que tous ont semé. Je ne croirai pas que je puisse là-bas combattre l’oppression, si je tolère ici l’injustice. (…) Je veux croire à l’action modeste, à l’amour aux mains nues et à la paix sur la terre. (…) J’ose croire au rêve de Dieu même : un ciel nouveau, une terre où la justice habitera. »

Bonne rentrée pétrie d’humanité, de lucidité et d’espérance !

Anne

L’Édito

Deux mois se sont écoulés depuis notre dernière newsletter.
Deux mois seulement et une foule d’événements qui nous ont appris que nous nous trompons lourdement si nous pensons que notre mode de vie nous est définitivement acquis et que nous pouvons parcourir les chemins de la vie sans nous tracasser de rien ni de personne.

Il suffit de quelques instants pour comprendre que la vie peut basculer et vous jeter plus bas que terre dans la peur du lendemain, l’incertitude et la mort… que ce soit à Haïti, en Afghanistan, en Chine, en Méditerranée ou… en Wallonie.

Il n’y a pas de catastrophes plus ou moins graves selon qu’elles se déroulent près ou loin de chez nous.

Ce sont chaque fois des enfants, des femmes et des hommes jetés sur les routes, anéantis, les mains vides, les yeux effrayés, la peur au ventre et qui  ne demandent qu’une chose : ne pas être ignorés, ne jamais devenir « personne ».

C’est toujours un appel à tous ceux qui ont un peu plus de chance de se montrer à la hauteur de l’humanité que nous partageons tous.

Il n’y a pas « eux » et « nous » ; il n’y a aucune cause plus prioritaire que l’autre. Il y a juste des soeurs et des frères en humanité dont la détresse ne peut laisser sourds et aveugles sur les dysfonctionnements de notre monde qui permet « ça » !

Il y a des « oui » à offrir et des « non » à marteler.

Et me revient à la mémoire ce texte de Dom Helder Camara dont je vous livre un extrait :« (…) Je ne croirai pas que je n’ai pas à m’occuper de ce qui se passe loin d’ici. Je veux croire que le monde entier est ma maison, et que tous moissonnent ce que tous ont semé. Je ne croirai pas que je puisse là-bas combattre l’oppression, si je tolère ici l’injustice. (…) Je veux croire à l’action modeste, à l’amour aux mains nues et à la paix sur la terre. (…) J’ose croire au rêve de Dieu même : un ciel nouveau, une terre où la justice habitera. »

Bonne rentrée pétrie d’humanité, de lucidité et d’espérance !

Edito mars 21

Il était une fois ….

Il était une fois une famille bienheureuse : papa, maman, des enfants, une maison avec jardin, une belle situation… Une belle énergie circulait entre eux. Chacun pouvait trouver en l’autre l’écoute, la confiance, l’amour dont il avait besoin pour s’épanouir telle une belle fleur au printemps !

Mais en est-il vraiment ainsi dans la réalité ? Ne nous voilons-nous pas la face … de temps en temps ?

Si des familles épanouies et sans histoire existent autour de nous, nombreuses sont les familles blessées, en crise, éclatées, recomposées ou monoparentales. Elles vivent des difficultés dans le silence, comme si c’était tabou, la souffrance !  Car les contes de notre enfance nous ont fait miroiter la famille idéale : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants !!

Soyons réalistes ! Les problèmes, exacerbés par la crise sanitaire actuelle, sont multiples : manque de dialogue, d’écoute, de confiance en soi ; individualisme grandissant ; longues journées de travail et/ou télétravail (avec des enfants !) ; problèmes éducatifs ; migrations forcées ; guerres ; corruption ; culture du « déchet » (on prend, on utilise, on jette) ; difficultés économiques toujours plus grandes, avenir de plus en plus incertain ; crise du logement ; violences intrafamiliales ; abus sexuels ; manque de perspectives ; addictions ; …

Conséquences ? Anxiété, stress, colère, agressivité, violence, isolement, solitude, dysfonctionnement familial, crise, divorce, séparation, …

Et Dieu, dans tout ça, que fait-il ? Il brille par son absence ? Comment ne pas douter ?

[…] « Ce regard sur la réalité de la situation des familles dans le monde d’aujourd’hui, [..] est un appel à réveiller « une créativité missionnaire » et à libérer « les énergies de l’espérance » (AL57) » (1)

Le Carême nous offre peut-être l’occasion de changer notre regard et d’envisager « l’aujourd’hui » autrement :

  • Par le jeûne : C’est, par exemple, diminuer l’attention portée à Internet, à la TV, aux réseaux sociaux, …c’est (ré)apprendre à faire silence, faire le vide en soi, reconnaître ce qui est bien pour soi-même, se faire confiance, … C’est favoriser la marche, le sport, la méditation, la lecture, la créativité, les activités artistiques, ….
  • Par le partage : c’est se décentrer de soi-même pour se tourner vers les autres : être plus à l’écoute de ses proches, prendre des nouvelles de ses voisins, amis, …c’est envoyer une carte, aider une personne isolée, (re)découvrir le plaisir d’être ensemble, jouer, cuisiner, parler,… en famille, en couple, …
  • Par la prière : c’est laisser plus de place à Dieu, à l’imprévu, à l’action de l’Esprit-Saint. C’est remercier, rendre grâce, demander du soutien, du discernement. C’est (se) pardonner, demander pardon… C’est reconnaître avec humilité nos faiblesses, nos fragilités, ….

De la « créativité missionnaire« , le pape en a eue ! A la suite de la pandémie, François a décrété une année « Famille Amoris Laetitia ». Elle débutera ce 19 mars, fête de Saint-Joseph. Il l’a désirée pour que, partout, la famille soit mise au centre de l’attention pastorale. Pour célébrer de multiples façons l’amour, la générosité, la solidarité et l’entraide qui s’y vivent au quotidien. Pour épauler et accompagner les familles fragilisées. Un programme dont nous sommes tous responsables et protagonistes !

Que la montée vers Pâques vous aide à vivre des résurrections quotidiennes, des transformations grâce à la puissance de Dieu ! Car rien n’est impossible pour Lui … à qui sait demander !

(1) p.52 dans « La joie de l’amour », édition présentée et annotée sous la direction du Service national Famille et Société, Conférence des évêques de France et da la faculté de théologie du Centre de Sèvres